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fr:théories-des-crises [2009/10/09 18:01] eaustreum |
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| La production de cette unité de la théorie des crises est fondamentale pour définir la crise actuelle. La crise actuelle est une crise du rapport salarial, tant comme capacité de valorisation du capital, que comme capacité de reproduction de la classe ouvrière en tant que telle. C’est une crise de la réalisation, une crise existant comme sous-consommation (existant et non se manifestant comme). Trois raisons à cela : faiblesse de la productivité ; faiblesse des investissements ; modalités d’exploitation de la force de travail. Ce dernier point résume les autres en ce qu’il est la synthèse de toutes les caractéristiques du capitalisme restructuré. Car c’est bien le capitalisme restructuré qui est spécifiquement entré en crise. Que l’on considère les transformations du marché du travail, les modalités d’exploitation de la force de travail dans le procès immédiat, la reproduction sociale et collective de cette force de travail, la mondialisation financière du capital, la transformation de la plus-value en capital additionnel, les contradictions et les limites qui explosent actuellement sont celles-là mêmes qui avaient constitué la dynamique du système et en avaient défini les conditions de développement. Considérer cette crise comme le lent aboutissement de celle du début des années 1970 néglige la restructuration du capital qui a eu lieu, c’est-à-dire le changement de cycle de luttes. | La production de cette unité de la théorie des crises est fondamentale pour définir la crise actuelle. La crise actuelle est une crise du rapport salarial, tant comme capacité de valorisation du capital, que comme capacité de reproduction de la classe ouvrière en tant que telle. C’est une crise de la réalisation, une crise existant comme sous-consommation (existant et non se manifestant comme). Trois raisons à cela : faiblesse de la productivité ; faiblesse des investissements ; modalités d’exploitation de la force de travail. Ce dernier point résume les autres en ce qu’il est la synthèse de toutes les caractéristiques du capitalisme restructuré. Car c’est bien le capitalisme restructuré qui est spécifiquement entré en crise. Que l’on considère les transformations du marché du travail, les modalités d’exploitation de la force de travail dans le procès immédiat, la reproduction sociale et collective de cette force de travail, la mondialisation financière du capital, la transformation de la plus-value en capital additionnel, les contradictions et les limites qui explosent actuellement sont celles-là mêmes qui avaient constitué la dynamique du système et en avaient défini les conditions de développement. Considérer cette crise comme le lent aboutissement de celle du début des années 1970 néglige la restructuration du capital qui a eu lieu, c’est-à-dire le changement de cycle de luttes. | ||
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